Borjomi

A peine arrives a Tbilissi, je rallume mon telephone portable que je recois un SMS d'Annelie qui me propose de partir les 2 jours qui viennent. Rendez-vous dans un bar pour discuter de la destination! Apres avoir raconte mes derniers jours a crapahuter dans le parc de Lagodekhi, elle est tentee pour de la rando et nous nous decidons pour le parc national de Borjomi, un des plus garnds d'Europe, situe a 3 heures de Tbilissi.

Le matin, nous nous retrouvons a la gare de bus pour prendre une marshrutka. Apres quelques heures de route, nous arrivons a destination vers midi. Pour randonner dans ce parc, il faut tout d'abord se faire enregistrer gratuitement dans le centre des gardes forestiers et aussi payer par avance les nuits que l'on va passer dans le parc (7 laris par nuit pour une tente ou 10 laris par personne par nuit dans un refuge). Nous prenons la solution de la tente, la plus economique smile Nous faisons quelques courses dans un petit magasin avant de nous aventurer dans le parc puis nous commencons la rando vers 14 heures. A peine 20 minutes de marche, le temps tourne a l'orage et une grosse pluie s'abat :( Cela finit par se calmer et nous continuons notre marche avec les kways puis cela cesse apres une heure et nous pouvons enfin apprecier la randonnee et les paysages!

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Nous arrivons au refuge en fin de journee et nous filons a la source pour faire le plein d'eau et se laver par la meme occasion. Le temps etait toujours incertain, nous decidons de dormir a l'interieur plutot que la tente. Et luxe supreme, un poele trone a l'entree du refuge. Il y aussi une dizaine de lits mais nous serons seuls cette nuit, la saison touristique n'etant pas encore commencee. Apres une bonne nuit a dormir pres du poele, nous sommes reveilles par le soleil. Cool smile

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POur cette deuxieme et derniere journee de rando, nous revenons tranquillement par un autre chemin qui offre de nouvelles vues interessantes et cette fois-ci sans pluie! smile

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A peine sortis du parc, nous croisons des gens preparant un barbecue, le gars nous interpelle et discutons (enfin Annelie) un peu puis le gars nous invite a venir manger. Sa femme prepare une grosse marmite de chakapuli (mouton, oignons, herbes, vin blanc et des prunes) et des chachliks. Puis les invites arrivent et tout le monde se met a manger et a boire. Soyez rassures, nous avons portes des toasts pour a peu pres tout le monde sur la terre smile Mais l'heure tournant, Annelie travaillant le lendemain, nous devons rentrer a Tbilissi. Le gars avant de partir m'offre en cadeau son couteau georgien et voulant le remercier, je lui donne mon couteau francais, mon doukdouk. Mais il refuse, signifiant que c'est un cadeau qu'il fait et non pas un echange. J'insiste mais rien n'y fait. Nous quittons tout ce petit monde et marchons vers la route principale. Il n'y a plus de marshrutka a cette heure, donc nous tentons le stop. A peine 2 minutes d'attente que la premiere voiture s'arrete et nous prend. Mais apres 15 minutes, nous decidons de descendre, car le gars semble bourre et conduit extremement vite. Etant dans une grosse ville, nous trouvons une marshrutka sans peine et rentrons a Tbilissi sans encombre.

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Courir le monde de toutes les façons possibles, ce n'est pas seulement la découverte des autres, mais c'est d'abord l'exploration de soi-même, l'excitation de se voir agir et réagir. C'est le signe que l'homme moderne a pris conscience du gâchis qu'il y aurait à rendre passive une vie déjà bien courte.

Xavier Maniguet
Textes et photos sous licence CC BY-SA 4.0 License CC BU-SA 4.0